Fiction: Métamorphose, chapitre 17

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Métamorphose

Mercredi 28 septembre

J'avais oublié de reprogrammer mon réveil. Excuse qui, bien sûr, parue des plus bidons quand j'arrivai à la vie scolaire 20 minutes en retard. La surveillante me scruta du regard, marqua « injustifié » comme motif sur le billet et me rendit mon carnet, le tout sans aucun mot ni sourire. J'aurai presque préféré qu'elle marque « sans imagination » à la place. Enfin, je me rendis en arts plastiques (fallait-il en plus que je rate mon cours favori) où je m'assis immédiatement à ma table habituelle, à coté de celle d'Aaron. Il m'accorda un sourire accompagné d'un vague signe de la main, que je lui rendis discrètement, avant de commencer à dessiner. Quand l'heure de la récréation sonna, j'allai rapidement trouver Joshua afin d'avoir une sérieuse discussion avec lui.
- « Oh, salut Hebi!
- Y'a pas de ça entre nous, j'viens pas pour papoter.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive? De mauvaise humeur?
- La faute à qui? Qu'est-ce que tu fichais avec ma s½ur hier?
- Rien de bien intime, si ça peut te rassurer.
- Je parle pas de ça, pourquoi tu sors avec elle?
- Parce que je l'aime.
- Me sors pas ton baratin de lover, c'est pas ça qui m'intéresse. Qu'est-ce que ça peut bien t'apporter de sortir avec une gamine de 14 ans?
- L'âge n'a rien à voir avec ça, c'est...
- C'est l'amour tu vas me sortir?
- Tout à fait.
- Haha, hilarant. Je sais pas ce que tu as derrière la tête, mais je ne te laisserai pas faire de mal à ma petite s½ur!
- Oh, Hebi qui se la joue grande s½ur modèle! C'est trop mignon. T'inquiète pas, je lui ferai pas de mal à ta protégée.
- Je n'y crois pas une seconde. Tu ne t'es pas privé pour faire du mal à des dizaines d'autres, alors je ne sais pas ce que tu comptes faire de Kay, mais tu vas arrêter ton numéro tout de suite. Je t'ai à l'½il, au moindre faux pas tu auras affaire à moi.
- S'en est presque effrayant. Aie confiance Hebi, je suis sincère.
- Merci, la confiance j'ai déjà donné, et ça ne m'a rien rapporté de bon. Je n'ai aucune raison de t'accorder ma confiance Joshua, c'est un privilège qui se gagne. »
Après avoir dignement fait la morale à un des garçons les plus populaires du lycée, j'allais voir Orthencia que j'avais prévenue le matin qu'il était inutile de venir me chercher puisque j'étais encore en pyjama. Il y avait un vide sur le banc, à l'endroit où Duncan s'asseyait habituellement.
- « Pas trop la galère ce matin? » demanda Soka.
- « Non, mon géniteur m'a déposé.
- Géniteur? C'est comme ça que tu l'appelles?
- Hum, ouais, les vieilles habitudes ont la peau dure. » dis-je, songeuse en observant l'espace près d'Orthencia. Lors de la pause déjeuné, je fus étonnée de ne pas voir Sally-Rose près de ses amies. J'allais à sa rencontre après avoir mangé (enfin, grignoté deux morceaux de pain plutôt). Elle était assise toute seule sur une marche. Quand je m'approchai, elle leva la tête en frottant ses yeux rougis.
- « Qu'est-ce que tu as?
- Oh, rien. » dit-elle, en sortant un miroir de sa poche.
- « Tu pleures Sally...
- Sally-Rose s'il te plait, et ça n'est pas important.
- Tu ne serais pas de si mauvaise humeur si ça n'était pas important.
- Je ne suis pas de mauvaise humeur, je déteste simplement les surnoms . »
Je ne fis aucun commentaire sur le fait que « Sally-Rose » en question était déjà un surnom.
- « Si ça n'est pas important dis moi pourquoi tu pleures.
- Ca ne t'intéresserait pas, et puis c'est privé.
- Serait-ce en rapport avec Joshua par hasard?
- Co...comment le sais tu?
- Ha! Hum... les rumeurs courent vite. » mentis-je.
- « En parlant de rumeur, tu n'es plus avec Aaron?
- Non, en effet. Il n'a pas cru mon histoire, le secret que je t'avais raconté.
- Oh...
- Ne t'inquiète pas, après tout ce qui m'est arrivé ces dernières semaines je crois que je n'ai pas besoin de m'embêter avec des querelles de couple. Je lui ai dis que je pensais que c'était une bonne chose qu'on se sépare, du moins pour le moment.
- Tu l'aimes encore?
- Bien sûr, qui serai-je pour oublier un garçon aussi formidable que lui en quelques jours?
- Sûr. Comme tu as deviné que mon chagrin était du à Joshua, il est d'usage que je t'explique en détails pourquoi.
- J'ai une vague idée.
- Laquelle?
- Non, enfin je veux dire je préfère te l'entendre dire. Mieux vaut ne pas te faire part des spéculations.
- Bien. Alors hier soir je l'ai vu en voiture avec une autre fille. Je ne l'ai pas bien vue, mais elle paraissait beaucoup plus jeune que lui. Elle ressemblait vaguement à ta s½ur d'ailleurs.
- Ah oui? » dis-je en rougissant.
-« Bien sûr je suis allée chez lui après ça, histoire d'avoir des explications. Et la il m'a sortit l'excuse la plus bidon de l'année: « c'est ma petite soeur . » Pff, comme si je n'étais pas au courant qu'il est fils unique! Et puis même si j'avais été la plus mauvaise petite amie de l'univers, même pas au courant de la situation familiale de mon copain, j'ai bien vu qu'il l'a déposé dans ta rue, à savoir dans un quartier qu'il ne connaissait même pas. J'avais déjà essayé de lui dire où tu habitais, histoire qu'il sache par où je passe le matin, mais il n'a jamais réussi à voir où ça se trouvait. Voila tout, je l'ai planté là et je suis partie. Pas la place pour deux filles dans sa minable petite vie.
- Oh, tu as bien fais.
- Je veux oui, il faut qu'il comprenne qu'il n'est pas le roi du monde. Ce n'est pas parce qu'il est beau et populaire qu'il peut se permettre d'avoir plusieurs petites amies. La pauvre gamine, elle s'est bien fait avoir.
- Ca tu l'a dis...
- Ca n'a pas l'air d'aller fort toi non plus.
- Oh, rien de bien grave. J'aurai du prendre un jour de repos supplémentaire.
-Tu fais quelque chose cet après midi?
- Pas spécialement.
- Ca te dirait qu'on fasse une virée shopping?
- T'es sûre? Je pense pas qu'on aime les mêmes choses...
- Pas grave, je sais m'adapter.
- Bon, bah pourquoi pas. »
Ainsi je montai dans la voiture de Sally-Rose, et nous partîmes au centre commercial. Ca faisait un bon moment que je n'y avais pas été, a vrai dire la plupart de mes vêtements datait du collège. Pas de la troisième, de la quatrième voir avant. Grasse à mon super esprit de conservation, j'achetais toujours 2 tailles de plus que la mienne, ainsi je pouvais garder mes vêtements beaucoup plus longtemps. Enfin, je me laissai guider par Sally-Rose, qui m'amena dans une boutique un peu rock tout à fait à mon gout.
- « Tu aimes?
- Oui, c'est génial.
- J'aime bien venir ici de temps en temps, ça change un peu. »
Je regardai quelques chemises avant de me dire que je ne supporterai pas la matière, pour me tourner finalement vers des t-shirts aux logos de groupes de rock. Je m'apprêtai à prendre du L quand Sally-Rose me dit:
- « Tu penses vraiment que c'est ta taille?
- J'aime bien quand c'est large.
- Prends du M, ça sera déjà assez ample.
- Je voudrais le garder longtemps.
- Hebi, tu crois vraiment que tu vas grandir encore beaucoup à ton âge? Du M sera très bien.
- Bon, d'accord.
- Tu n'essaie pas?
- Je sais que ça m'ira.
- Allez, juste pour voir. »
Elle m'entraina dans les cabines et prit une taille S au passage. J'essayai d'abord le M, qui m'allait plutôt bien.
 
Fiction: Métamorphose, chapitre 17

Elle me fit essayer le S, mais...
- On voit mon nombril quand je lève les bras...
- C'est à cause de ta poitrine. Pas grave, le M fera l'affaire. »
Je reposai l'autre avant de payer. Sally-Rose insista pour que je ne la rembourse pas, ce qui me mit mal à l'aise. Nous allâmes ensuite dans des boutiques plus à son style, où je n'achetai rien, avant de rentrer. Mais si seulement cela avait pu s'arrêter là. Une fois devant chez moi, Sally-Rose me dit:
- « Tiens, c'est la voiture de Joshua juste devant
- Oh, hum... c'est peut être juste la même.
- Non, je reconnais sa plaque.
- Tu m'as dis qu'il avait déposé la petite dans cette rue, c'est sans doute pour ça qu'il s'est garé là.
- Sûrement. Bon, à demain . »
Je rentrai, angoissée de revoir Joshua. J'entrai, il était seul sur le canapé.
- « Salut Hebi! Enfin, re salut.
- C'est ça, salut. Ma s½ur n'est pas là?
- Elle est dans la douche.
- Ca m'étonne que tu ne lui ai pas déjà sauté dessus.
- Pourquoi tu dis ça? Tu devrai revoir tes apriori sur moi.
- Désolée, j'ai pas le temps pour ça.
- Assis toi au moins à côté de moi, on pourrait discuter.
- J'ai aucune envie de discuter avec toi Duncan. Euh, Joshua.
- Duncan? Tu me confonds avec lui?
- Peut importe, c'est l'habitude. Vous êtes tous les mêmes.
- Haha, fais le au moins pour Kay.
- Pour Kay? J'ai déjà bien assez fais en essayant de l'avertir de ta véritable personnalité. Mais que veux tu, elle est tellement godiche qu'elle te croit fiable.
- Hebi, je ne te croyais pas si sensible aux préjugés.
- Tu sais quoi? Je vais m'assoir. Mais c'est ni pour toi, ni pour Kay. C'est parce que j'ai mal aux jambes. »
Alors que je venais de me poser à côté de lui, il attrapa mes poignets et me plaqua sur le dos.
Fiction: Métamorphose, chapitre 17

Kay descendit les escaliers de la salle de bain pile à ce moment.
- « Hey! Joshua! » hurla-t-elle.
Il me lâcha immédiatement. Je le poussai avant de me relever et m'apprêter à sortir.
- « Reste ici!
- Oh, tu parles comme tu veux à ton obsédé mais moi j'ai rien à me reprocher.
- C'est pas pour t'engueuler.
- Quoi alors?
- Qu'est-ce qu'il vient de se passer? » dit-elle, d'un regard presque suppliant.
- « Ce sale pervers m'a..huuuu ».
Il plaqua sa main contre ma bouche, en disant:
- « Ne l'écoute pas, elle dit n'importe quoi! »
J'arrachai sa main de mon visage d'une force que je ne me connaissais pas, avant de le repousse violemment en criant:
- « Ne me touche pas! Assume au moins ce que tu fais! »
- « Sors d'ici! Sors de chez moi! » cria Kay, en le poussant vers la porte.
- « Attends, je peux t'expliquer.
- Tais toi! Je ne veux rien savoir! Sors! »
J'ouvris la porte afin de l'aider à le mettre dehors, puis elle la claqua avant de tourner la clé.
- « Je... je suis désolée. » balbutiai-je.
- C'est moi qui suis désolée, j'aurai du t'écouter. » dit-elle, au bord des larmes.
- « Ne pleure pas pour lui, il ne le mérite pas.
- Dis moi juste... qu'est-ce qu'il s'est vraiment passé?
- Tu as tout vu, il a juste profité que j'accepte enfin de m'assoir pour me plaquer contre le canapé. »
Nous nous assîmes sur ledit canapé, je la pris dans mes bras. Mon père nous trouva endormis l'une contre l'autre.
 
 

Tags : fiction - métamorphose - histoire

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