Fiction: Métamorphose, chapitre 16

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Métamorphose

Mardi 27 septembre

Je n'avais pas dormis de la nuit. J'avais les bras... comme engourdis. Pas vraiment étonnant. Ils étaient rouges... tellement beaux... Cette pureté que je recherchais encore et encore... Je divaguais. Enfin, tant est soit il qu'Orthencia passa à la maison.
Fiction: Métamorphose, chapitre 16

- « Hebi?
- Oui.
- Je t'apportes tes devoirs d'hier.
- Tu n'as pas cours?
- Non, on commence plus tard aujourd'hui.
- C'est vrai, j'avais oublié.
- Ce... c'est sans doute bête de demander ça, mais ça va?
- Plutôt bien.
- Vraiment?
- Oui. Beaucoup mieux en tout cas.
- Super. Tu... tu veux qu'on parle?
- J'aurai aimé, si seulement tu pouvais me croire.
- Je peux tout croire Hebi, je suis ta meilleure amie.
- Même Aaron n'a pas réussi à me croire.
- Mais Aaron te connais depuis bien longtemps, et l'amour est différent de l'amitié. Dis moi. Je te croirai.
- J'accepte, si tu commences par enlever ton collier. »
Elle observa le collier de Duncan, me regarda interrogativement puis détacha la chaine avant de le mettre dans sa poche.
- Attends, je pense que tant qu'il est sur toi ça fonctionne. Tu accepterai de le détruire?
- Quoi? Hum... je ne comprends pas bien...
- Ecoute, je pense que ce collier à un pouvoir sur toi. Ce n'est que le début des trucs qui te paraitront complètement absurdes, alors si tu trouves déjà ça trop stupides on s'arrête là.
- Non, non. J'accepte de le détruire. »
Surprise, je pris le médaillon et l'enroula dans un mouchoir, avant d'y mettre le feu.
- « Hebi, c'est dangereux.
- Laisse moi faire, j'éteindrai dès que ça frôlera mes doigts. »
Ce que je fis. Je jetai le reste du mouchoir dans la poubelle, avant de commencer mon récit. Je récitai tout en détail, tout en revivant mentalement la scène. Après avoir tout dis, nous eûmes toutes deux un temps d'arrêt pour digérer ce qui venait d'être dit. Enfin, elle reprit:
- « Ok, c'est vrai que c'est fou. Mais bon, tu me connais... Je suis largement assez barrée pour croire à tous ces trucs. Après tout si quelqu'un peut les inventer, il est probable que ça puisse exister. On a créer les fusées, il y a une centaine d'année si quelqu'un avait évoqué une machine capable de voyager jusque sur la lune, on aurait interner ce type. Alors pourquoi pas des monstres. Bon, ça explique pourquoi tes bras sont à vifs.
- Tu as remarqué...
- Oui. T'inquiète, l'automutilation ça me connait. »
Elle caressa du bout des doigts quelques cicatrices qui ornait son poignet.
- Enfin, c'est autre chose. Bon. Et maintenant. Qu'est-ce que tu comptes faire?
- Y a-t-il vraiment quelque chose à faire?
- Certes... La vie continue.
- Sans Aaron.
- En parlant de ça, il m'a donné cette lettre pour toi.
- Une lettre?
- Oui, tu sais ça s'est rapidement su pour ton accident...
- Ah... sensas.
- Bon, je vais te laisser. Repose toi bien.
- Tu pourras venir me chercher demain?
- Bien sûr, mais tu veux vraiment revenir déjà au lycée?
- Oui, je ne tiens pas à ce que les potins se répandent trop. Les spéculations sur moi, non merci.
- Ok ok, bon bah à demain alors. »
Fiction: Métamorphose, chapitre 16

Je tenais dans mes mains la lettre d'Aaron. Elle était soigneusement glissée dans une enveloppe blanche, avec pour seule indication « Pour Hebi ». Je l'ouvris doucement, et sortit la feuille pliée en deux, écrite au stylo plume.
« Chère Hebi
J'ai appris ce qui t'es arrivé, et j'en suis vraiment désolé.
Je sais que j'ai ma part de responsabilité, je n'aurai jamais du te faire de tels reproches. J'ai compris qu'il t'arrivait quelque chose de grave en ce moment, même si je suis trop bête pour comprendre quoi exactement.
Excuse moi pour le mal que je t'ai fais, mais la situation m'échappe.
Je t'en supplie, ne fais pas de bêtise.
Je comprendrai très bien que tu ne veuilles pas, mais malgré tout si tu as besoin de te confier à quelqu'un, sache que je serai toujours là.
Bon rétablissement.
Aaron. »
Je contemplai encore le papier quelques minutes, relisant encore et encore son contenu. Après ce qui c'était passé rien ne pouvait me soulager plus que le pardon d'Aaron, et même mieux: lui qui me demandait pardon. Je lui répondis d'un texto:
« Merci pour la lettre, tu n'as pas besoin de me présenter tes excuses. Ce n'est pas de ta faute si je suis tarée. Tu n'as plus à t'inquiéter pour moi, je pense que c'est mieux pour nous 2 de prendre du recul. Peut être à une prochaine fois ;) »
Je préférai être sincère, même si me séparer de lui me faisait du mal je ne pouvais tout reprendre comme si de rien était. Et puis il m'avait dis tellement de choses... même si il ne savait pas, et que c'est normal de ne pas croire à une telle histoire, je ne pouvais ignorer ses mots. Et puis, il y avait Akuma. Non pas que je ressentais quoi que ce soit pour lui, mais malgré tout ça m'avait fortement perturbée. Enfin, j'étais clouée au lit et ça commençai fortement à m'agacer. Je décidai de faire un point sur mes connaissances actuelles (amis et famille) histoire de voir un peu ou j'en étais.
Sulan: Mon frère. Seule personne en qui je peux avoir entièrement confiance et sur qui je peux compter quoi qu'il arrive. Je sais tout de lui et inversement.
Orthencia: Ma meilleure amie. Je ne me confis malgré tout que très peu à elle, et dernièrement je ne sais plus vraiment comment me comporter avec elle.
Soka: Mon meilleur ami. On ne parle quasiment jamais de choses sérieuses, malgré tout il ne m'a jamais laissé tomber.
Duncan: Mon pire ennemi. Je ne l'ai pas vu depuis quelques jours, me méfier à tout prit de lui et l'éloigner de mes amis si besoin.
Aaron: Ex petit ami. Je peux toujours compter sur lui mais il ne serait pas judicieux de lui parler de mes problèmes dus à l'individu au dessus.
Sally-Rose: Je ne sais pas trop si je peux lui faire confiance. Je ne la connais que depuis quelque temps mais c'est la première personne à m'avoir prit au sérieux. Trouver plus de renseignements.
Kay: Ma voisine. Bon, ok: ma petite s½ur. Doit sans doute être schizophrène, ou juste manipulatrice. Peut être une vraie peste ou adorable selon la situation. Vrai cafteuse, mieux vaut l'éviter au maximum.
Géniteur: Celui m'ayant donné la vie. Le plus cool de mes deux parents, malgré tout reste un vrai mystère et l'incohérence de ses paroles atteint des sommets. A éviter le plus possible car forte tendance possessive.
Génitrice: S'est montrée gentille seulement depuis qu'elle m'a percutée. Jalouse et susceptible, absentéisme courant.
Akuma: Ancien ennemi ayant changé subitement de comportement. Aucun renseignement supplémentaire, si ce n'est qu'il m'a sauvée.
Bon, c'est à peu près tout. Oui, j'ai très peu d'amis. Comme j'en avais assez de poireauté dans mon lit, réduite à compter sur mes doigts les personnes qui avait une quelconque influence dans ma vie, je décidai de me lever histoire de faire un tour dans « la baraque ». Ok, disons plutôt que je crevai la dalle et que mon frigo était toujours aussi vide. En me levant, je fus prise d'un vertige fulgurant. Mauvaise idée de se lever vite quand on a pas dormi et qu'on meurt de faim. Je me déplaçai à tâtons jusqu'à la porte, avant de retrouver la vision et de sortir. Il faisait frais, et pour cause: je m'aperçus que j'étais en sous vêtements. La question inévitable se posa: qui m'avait déshabillé la veille? Et surtout: qui était rentré dans ma chambre cette nuit alors que j'y étais allée seule hier soir? J'enfilai mon sweat. Et juste mon sweat, trop flemmarde pour trouver un pantalon. Puis je ressortis, et cette fois me rendis dans la maison commune. Mon père, agréablement surpris de mon arrivée, me salua.
- « Bonjour Hebi, bien rétablie?
- Plus ou moins. J'essaie de pas trop fainéanter sinon je serai encore moins en forme pour le lycée demain.
- Bien dormi?
- Hum, pas vraiment. »
Je me rendis dans la cuisine, essayant désespérément de me souvenir où étaient les gâteaux. Mon père arriva, sortit quelques boîtes et du jus de fruit sur la table, accompagnant son geste d'un clin d'½il.
- « Je n'ai pas déjeuné, je peu me joindre à toi?
- Euh... oui, bien sûr. »
Si une fois de plus ma mère n'était pas là, ce qui ne me surpris pas, j'étais par contre curieuse de savoir où était Kay. J'eus rapidement la réponse quand je la vis entrer en compagnie de Joshua Richter, un garçon de mon lycée. Traduction: un garçon de 17 ans.
Fiction: Métamorphose, chapitre 16

- « Salut Hebi! J'te présente Joshua, enfin je crois que tu le connais.
- Bah...oui. » bredouillai-je.
- « Salut. » dit-il avec un sourire.
- « Hum, oui, salut. 
- Je raccompagnais juste ta s½ur, je vais y aller. » dit-il.
Avant de franchir la porte, il l'embrassa. Sur la bouche. J'eus une petite discussion avec Kay.
- « Tu vas tout de suite m'expliquer ce qu'il vient de se passer.
- Bah quoi?
- Tu viens d'embrasser Joshua Richter! Ce type est plus vieux que moi!
- Et alors, t'es jalouse?
- Bien sûr que non idiote, mais suffisamment sensée pour savoir qu'à ton âge on ne sort pas avec Joshua Richter!
- Arrête de répéter son nom en entier, c'est stressant. Qu'est-ce que ça peut te faire après tout?
- Alors 1) Même si je te hais de tout mon être, que je te trouve à la fois agaçante, méprisante, stupide, insupportable,...
- Allez accouche.
- Laisse moi finir. Je disais: insupportable, matérialiste et blonde,...
- Je suis blonde.
- Ne me coupe pas la parole, salle fausse blonde. Donc, malgré tout ça tu restes ma petite s½ur, du moins c'est-ce qui ce dit, et donc je me dois de te protéger, néanmoins des mecs bien trop vieux et mature pour toi. De 2) Joshua Richter est connu pour sa collection de petite amie longue comme mes cheveux et toutes pour une durée allant de 0,5 à 30 jours, et de 3) c'est le petit ami de Sally-Rose Mac Winsley, à savoir plus ou moins mon amie.
- Bon déjà j'y crois à peine que t'essaye de me protéger, t'as juste le seum parce que je sors avec un type tellement beau et populaire que jamais il voudrait de toi. Et puis j'men fiche qu'il ait eu plein de copine, si ça dure pas longtemps c'est pas grave. Pour finir si il est avec moi c'est qu'il a quitté Sally-Rose, alors j'vois pas c'que ça peut faire. »
Je rageais intérieurement. Cette sale petite hypocrite ne comprenait décidément rien à rien. J'aurai aimé être assez égoïste pour la laisser voir le résultat, malheureusement ce ne fut pas le cas. Enfin, autant dire que la fin de journée fut longue et que je ne cessai de cogiter de la nuit.

Tags : fiction - métamorphose - histoire

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