Fiction: Métamorphose, chapitre 12

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Métamorphose
 
Vendredi 23 septembre
 
Je me réveillai, une grande douleur dans tout le corps me parcourait. Je ne savais pas où j'étais. Je parvins à me souvenir que la veille, Duncan et moi nous étions battus. A en juger par ma douleur et ma condition, il avait largement gagné. Je parcourus du regard la pièce où je me trouvais; il faisait très sombre, mais je distinguai malgré tout une silhouette. Recroquevillée dans un angle du mur, ce qui me paraissait être une jeune fille avait l'air de pleurer. J'osai à peine m'approcher, mais elle leva la tête dès que je fis le moindre mouvement.
- « Ah, tu es réveillée. » murmura-t-elle d'une voix faible.
- « Euh... oui. Où on est?
- Kurokodairu ne te l'as pas dis?
- Tu veux dire Duncan?
- Duncan... c'est comme ça qu'il ce faisait appelé chez toi alors.
- Pas chez toi?
- Non, moi c'était Kurt. Je suppose qu'il change à chaque fois.
- A chaque fois que quoi?
- Qu'il enlève une nouvelle Métamorphose.
- Métamorphose?
- C'est comme ça qu'il appelle toutes ses créations.
- Ses créations?
- Tu en poses des questions! Je sais que ça fait un choc, mais justement tu devrais être moins bavarde. Oui, nous sommes ses créations. Ses ½uvres quoi.
- Des ½uvres? Tu trouves que nous sommes des ½uvres?
- Pas moi, lui. Pour en revenir au fait: nous sommes dans la base de Kurokodairu, là où réside toutes les personnes transformées. Je m'appelle Kitsune, et au cas où tu n'aurais pas remarquée je suis une femme-renard. Et toi?
- Je m'appelle Hebi.
- Je n'arrive pas bien à cerner, t'es quel animal?
- Un serpent. »
Kitsune était assez petite, rousse aux yeux noisettes. Ses cheveux étaient très épais, et ses oreilles étaient légèrement pointues. Elle avait de petites canines qui dépassaient de la lèvre supérieure, et des ongles crochus. Elle portait un t-shirt sans manches avec de la fourrure au col, et un pantalon assorti, ainsi qu'une paire de sandale. Elle devait être âgé de quelques années de moins que moi.
Fiction: Métamorphose, chapitre 12

J'entendis une porte s'ouvrir, puis des pas se rapprocher. Immédiatement, Kitsune se recroquevilla sur elle-même dans un coin de la pièce.
- « Qu'est-ce qu'il t'arrive?
- Chut! Ce sont les gardes, tu ferais mieux de te planquer!
- Pourquoi?
- Ils sont hyper méchant, surtout avec les nouveaux. »
Je l'imitai, tout en gardant un ½il vers la grille. La pièce qui nous entourait était serrée, environ deux mètres carré. Les murs étaient en pierre, et des barreaux de fer serrés constituaient le dernier mur. Quand les gardes passèrent devant la grille, je ne pu m'empêcher de me pencher pour mieux les voir. J'avais rarement vu qui que ce soit d'aussi effrayant. Malheureusement en m'approchant pour les voir de plus près, je trébuchai et attirait leur attention.
- « Tiens, mais c'est une nouvelle mignonne. » dit l'un deux.
- « C'est sans doute celle dont nous à parlé Kuro', Hebi le serpent. » dit l'autre.
- « C'est bien ça ton p'tit nom ma jolie? » demanda l'autre.
- « Tu ferais mieux de lui répondre. » murmura Kitsune.
- « Sors de ta cachette Kitsune. » ordonna le dragueur.
- « Je me présente, Akuma. Démon, si tu préfère. Et voici Obake, le fantôme. » dit l'autre.
Des démons et des fantômes à présent. Les fréquentations de Duncan, enfin Kurokodairu, était donc à sa hauteur. Akuma était grand et imposant, les épaules carrés et la peau cuivrée. Ses cheveux ébouriffés étaient noir corbeau et lui arrivaient aux épaules. Il portait un t-shirt manches courtes noir avec la mention « Korosu » (tuer en japonais) écrit en jaune, un pantalon noir avec des flammes imprimées en bas, des chaussures à semelles compensées noires et rouges, ses ongles étaient noirs et crochus, il portait une mitaine et des bracelets à l'autre bras, ainsi que beaucoup de bijoux avec des croix ou des têtes de morts. Ses dents étaient pointues et ses yeux d'un jaune perçant. Obake, un peu moins effrayant que ce dernier, était albinos. Ses yeux rouges tranchaient avec sa peau livide, et ses cheveux blanc était mi-long. Une mèche lui cachait un ½il. Il portait un blouson en cuir sur un t-shirt rouge avec écrit « Dead », et un pantalon noir avec des baskets rouges couvertes d'écritures. Il portait des bracelets, et des bijoux également à croix et têtes de morts.
Fiction: Métamorphose, chapitre 12

Tétanisée, je pouvait à peine croiser leurs regards. Pourtant, Obake me fixait intensément.
- « Quel âge, ma mignonne? » demanda Obake.
- « Seize ans. » articulai-je avec peine.
- « Tch, dommage un peu jeune.
- Tu m'étonnes, vieux pédophile. » ricana Akuma.
J'étais très mal à l'aise, autant parce que Obake me draguait ostensiblement que parce que je mourrais de peur. Quel âge pouvait-il avoir pour que je sois trop jeune pour lui? Il ne paraissait pas vieux du tout.
- « Au cas ou tu te poserais la question mignonne, je suis un fantôme. C'est pour ça que je suis bien plus vieux que toi. Mais je n'ai rien contre les jeunettes, tu sais. » dit-il en faisant ce qui me semblait être un clin d'½il.
Comment avait il deviné ce que je pensais? Après tout c'était un fantôme, alors pourquoi pas un devin. Alors, il fit quelque chose qu'il me surprit. Il ouvrit la grille, entra dans la cellule et s'approcha de moi. Je m'éloignais alors le plus possible, jusqu'à m'adosser au mur. Il s'accroupit devant moi, puis m'attrapa le menton pour me lever la tête. Je ne pu m'empêcher de pleurer. Akuma le bouscula.
- « Fiche lui la paix abruti, tu vas trop loin.
- Hey, c'est une prisonnière, j'en fais ce que je veux!
- Je te rappelle que si tu l'as traumatises Kuro' va pas pouvoir en faire grand-chose.
- Depuis quand tu m'empêches de taquiner un peu le minettes?
- J'ai du respect pour les femmes moi, pervers. »
Obake se ravisa, se leva puis sortit de la cellule avant que Akuma ne referme. A la fois étonnée et abasourdie, je me rassis dans mon coin en silence. Kitsune avait l'air d'autant plus étonnée que moi.
- « Akuma t'a défendu! » s'exclama-t-elle.
- « On dirait bien...
- Non mais attends, c'est juste exceptionnel!
- A ce point?
- Mais oui! Cela dit je te conseille de rentrer dans le jeu de Obake, ça pourrait te servir pour la suite.
- La suite?
- Ouais, quand Kurokodairu aura constitué son armée et...
- Et?
- Bah je sais pas, il se servira de nous pour quelque chose je suppose.
- Bref, je ne compte pas user de mes charmes pour m'en sortir. D'autant plus que j'ai bien trop peur de lui pour arriver à le draguer.
- Je t'en demande pas t'en, juste de le laisser te faire des remarques de ci de là sans broncher.
- Non, franchement ça ne me dit rien. » dis-je, convaincue.
On nous servit pour déjeuner un peu de pain et d'eau, simplement. Enfin, « on » était en fait Obake qui me tendit l'assiette à travers la grille, appuyant son geste d'un clin d'½il. Akuma, trop observateur pour ne pas l'avoir remarqué, lui donna un coup de coude avant de continuer la distribution. Kitsune explosa de rire, avant de déclarer:
- « Il a le béguin pour toi!
- Obake? Je sais, ça se voit.
- Non, Akuma aussi.
- N'importe quoi, qu'est-ce qui te fait dire ça?
- Il n'a jamais empêché Obake d'embêter n'importe quelle fille, à part toi.
- Peut être parce que je suis nouvelle, tout simplement.
- Je ne crois pas, ça ne change pas grand-chose à ses yeux. Non, moi je pense juste que tu leur à grave tapé dans l'½il à tout les deux, et que c'est une super chose pour nous.
- Qui ça « nous »?
- Tous les autres prisonniers.
- Et pourquoi donc?
- Parce qu'ils nous ficheront la paix.
- Sympa pour moi, en gros je vais me taper les deux relou et vous êtes tranquilles.
- Ca s'appelle le sacrifice pour le groupe. » dit-elle en riant une deuxième fois.
Je n'étais pas vraiment convaincue par sa version des choses, car Akuma était tout sauf sentimental. Du moins de ce que j'avais pu observer jusqu'à présent. Je m'ennuyais pendant de longues minutes dans ma cellule quasiment vide, avant que Duncan ne fasse enfin son entrée dans la pièce. Il passa devant ma cellule, puis s'arrêta à mon niveau, encadré de Obake et Akuma.
- « Alors ma petite nouvelle, comment te portes tu?
- Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. » dis-je, ironique.
- « Je suis sûr que tu t'accommodera à ta modeste cellule et à ta piètre voisine de chambre. » ricana-t-il.
Kitsune n'osa pas broncher à cette remarque désagréable, mais fit malgré tout la moue.
- « Ce n'est pas mes conditions de vie qui me dérange, mais l'ignorance totale de ce qui va m'arriver maintenant que tu m'as capturée. » répliquai-je.
- « Ne t'inquiète pas, tu sauras bien assez tôt ce que je te réserve.
- Tu dis ça depuis des semaines, je finis par ne plus y croire.
- Libre à toi de douter de ma parole, ça m'est égal. Après tout, ce n'est pas moi qui est enfermé derrière des barreaux ici. » dit-il, avant de faire un sourire qu'il effaça rapidement puis de sortir de la pièce. Le soir j'ai pris mon repas avant de m'endormir dans cette horrible prison, sous les yeux machiavéliques des gardes.

Tags : fiction - métamorphose - histoire

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