Fiction: Métamorphose, chapitre 11

A partir de maintenant je ne poste la suite qu'après 5 likes minimum

Métamorphose
Jeudi 22 septembre
J'ouvris les yeux au milieu du corps chaud de Aaron. J'aurai voulu rester là, près de lui, pour empêcher le destin... Mais pour ça encore aurait-il fallu que j'ose lui expliquer pourquoi. Je me levais donc malgré moi, prête à affronter le pire. Enfin, j'aurais aimé être prête. Quand j'arrivais au lycée, j'eus la surprise de ne pas voir Duncan. Je ne demandais même pas à Orthencia où il pouvait être, je ne voulais que profiter. Profiter de cette lueur d'espoir, même si elle serait sans doute briser. Conserver cette douce sensation de chaleur. Tout était encore jouable. Je restais près de Aaron, où je me sentais à l'abri. Il serait sans doute impuissant face à Duncan, mais près de lui je me sentais en sécurité. Comme un enfant rassuré dans les bras de sa mère. Sauf que moi, près de ma mère, j'ai envie de vomir. Je ne savais pas comment Aaron pouvait ne pas poser de questions alors que je changeais de comportement si brutalement, ce qu'il pouvait en penser... Chaque jour je me rendais un peu plus de la chance que j'avais. Chaque jour depuis que Duncan m'avait blessée. Et dire que le bonheur tient à si peu de choses. Enfin, je passai l'après midi avec Sally-Rose. Nous étions seules, je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle n'était pas avec ses amies. Mais au moins je pu découvrir une parcelle de sa personnalité aussi insoupçonnée qu'agréable.
- « Ca n'a vraiment pas l'air d'aller fort. » dit-elle d'un air sincère.
- « A vrai dire c'est vrai que tout ne va pas pour le mieux... » avouai-je.
- « Tu sais, tu peux tout me dire. »
Cette seule phrase me fit hésiter. Après tout, Sally-Rose n'irait rien répéter: ça ne lui rapporterai rien. Au pire elle passerait pour une folle, c'est tout. Ce n'est pas comme si je pouvais me confier à quelqu'un d'autre: tous mes proches seraient si... désespérés. Tandis qu'elle, que je connaissais à peine, ça ne lui ferai pas de mal. Et moi ça me soulagerait. Je doutais encore, par peur de l'effrayer. Si elle me laissait, je n'aurai vraiment plus d'endroit où me réfugier, loin de ceux que j'aime.
- « Promets moi de ne pas me traiter de tarée.
- C'est promis, je te croirai sur parole, aussi extraordinaire que ça puisse être. »
Cette phrase me déstabilisa. Aurait-elle devinée qu'il s'agissait d'un truc aussi invraisemblable? Après tout, je ne pouvais plus trouver grand-chose étrange après ce qui m'était arrivé.
- « Bon, ça va sans doute te paraître fou. Complètement fou. Même moi j'ai du mal à l'admettre... Mais tu dois écouter jusqu'au bout. Alors, le soir où je me suis disputée avec Duncan, il m'a griffé. C'est pour ça que j'avais ce bandage. Jusque là rien de bien grave. Mais la peau a commencée à devenir écailleuse autour. Comme celle d'un serpent. Puis la plaie s'est étendue. Comme ça m'inquiétait, j'ai demandé a Duncan des explications. Et il m'a dit que j'allai me transformer en serpent. Oui, c'est un truc de malade. Mais je n'ai pas d'autre choix que de le croire. Maintenant cette peau me recouvre intégralement. Même mes pupilles sont semblables à celles d'un reptile.
- Ouah... Ca, c'est du scoop. »
Voila tout ce qu'elle trouvait à dire. En même temps je ne pouvais pas m'attendre à beaucoup mieux de la part de Sally-Rose. Au moins elle ne me jugeait pas, c'est tout ce que je demandais.
- « Tu sais, j'ai aussi un secret. Bon, ne t'attends pas à un truc aussi dingue, c'est même parfaitement dérisoire. Mais bon, puisque tu m'as confier le tiens il est normal que je te confis le miens: mon vrai nom n'est pas Sally-Rose. C'est Rosalie. J'ai séparer le tout pour que ça fasse plus riche. Ouais, c'est complètement nul comme secret...
- Non, pas vraiment. Ca prouve qu'au fond de toi tu n'aspires qu'à avoir des amis. Tu dois être quelqu'un de seul de nature, non?
- Je ne te permets pas. » dit elle en plaisantant.
J'étais sincère, ce secret décelait une personnalité bien différente de celle que Sally-Rose laissait paraître. Elle n'était pas du tout cette fille juste superficielle et populaire de nature. Non, elle cherchait la popularité et les amis. Tout le contraire de moi, n'allant jamais vers les autres et faisant de mon mieux pour qu'ils ne viennent pas à moi. Cette discussion avec Sally-Rose, ou plutôt Rosalie, m'avait fait le plus grand bien, en plus de m'avoir permit de mieux la connaître. Malgré tout il fallut rentrer. Je demandais à Aaron de me déposer loin de ma maison, sous prétexte d'acheter du pain. Je marchais, il faisait étrangement déjà nuit. Tandis que j'avançais dans le noir, des bruits de pas se calquèrent aux miens. Je me retournai, et le vit. Je le savais: c'était la fin, ou plutôt le début de mes ennuis.


Tags : fiction - métamorphose - histoire

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.80.208.105) if someone makes a complaint.

Report abuse