One Shot: La Peur

Salut :D J'ai finis un One Shot que j'avais déjà commencé depuis un moment. Cette histoire est inspiré de "La Peur" de Maupassant (que j'avais lu pour le collège), car si vous l'avez lu et bien quand les deux hommes dans le train voit les clochards faire un feu ça leur rappelle des souvenirs mais on n'a jamais aucun détail sur pourquoi ces mendiants brûlaient quelque chose, et donc j'ai voulu en faire ma propre histoire :).
Thème: Horreur (vite fais), Drame, très légère romance.
Bon, vraiment ça ne fait pas très peur donc pas la peine de vous dire que ça va vous inquiéter ^^ Je ne trouve pas qu'elle est super mais bon j'avais quand même envie de la partager avec vous. Pas d'illustrations parce que pas d'idée ^-^


 
La peur
 
Je m'appelle Ginna, j'ai vingt et un ans et je vais vous raconter mon histoire. Cela c'est passé il y a quatre ans, j'avais alors dix sept ans et je me trouvais dans un train pour me rendre dans un hôtel. Je venais de passer une semaine en stage chez ma tante habitant à 500 kilomètres de chez moi. J'étais assise dans un compartiment au milieu du train, un magazine en main et les écouteurs dans les oreilles. Quand j'ai entendu la musique annonçant que mon arrêt était proche, j'ai enlevé les écouteurs et rangé mes affaires. J'ai regardé à la fenêtre, et j'ai vus une chose étonnante: deux hommes, habillées en haillons, faisait un feu de forêt. Nous étions en plein été, il faisait chaud et aucune raison apparente ne semblait justifier ce feu. Les deux hommes m'ont fixés pendant les quelques secondes où le train passait devant eux, puis le train est entré en gare et je suis descendu. Je devais revenir en arrière pour arriver à mon hôtel, et donc passer devant la forêt. J'ai traversé la longue gare plein de monde, traînant ma valise d'une main et me frayant un chemin parmi les voyageurs de l'autre. Je me suis arrêtée pour manger un morceau, j'ai donc fait la queue pour commander un sandwich garni de jambon et de beurre. Après avoir attendu assez longtemps car il y avait beaucoup de monde, j'ai pus recevoir mon casse croute et enfin me rassasier. J'ai également acheté une bouteille d'eau, et un yaourt en guise de désert. Après avoir remplis mon ventre, je suis sortie de la gare pour me rendre à mon hôtel. Je me rapprochais de plus en plus de la forêt, et l'excitation montait. J'était très curieuse, après tout il est vrai que ça ne devait pas être quelque chose de bien merveilleux. A mesure que j'avançai mon imagination divaguait. La seule chose qui pouvait l'arrêter était d'aller voir une bonne fois pour toute ce qui se tramait. Je pénétrait donc la forêt, mais les deux hommes étaient partis. Le feu brûlait encore, je me suis approchée. J'ai penché la tête, puis je ne pus plus bougé. Un cadavre. Humain. Un corps calciné au milieu des braises. Je relevais la tête, choquée. Je vis les deux sans abris me regarder en souriant, ils m'avaient vu. Je ne savais que faire, les deux hommes me fixaient étrangement. Mon regard passa de l'un à l'autre, leur silence devint lourd. On n'entendait que le feu qui crépitait. Je finis par hurler, puis partie en courant. Mais les deux hommes m'encerclèrent, je ne pu que m'enfuir dans la forêt. Je m'enfonçais parmi les arbres, je pleurai et criais. Au bout de plusieurs longues minutes de courses, je décidai de cesser de hurler afin de ne pas me faire repérer. C'était de toutes manières inutile, puisque cette forêt était vide. Je m'arrêtai pour réfléchir, à l'affut de chaque mouvement. Il fallait que je revienne dans la ville, mais plus je reculais plus j'avais de chance de rencontrer les poursuivants. J'avançai donc sans bruits dans la forêt, à la fois terrorisée et pleine d'incompréhension. Pourquoi faire brûler un corps? Pourquoi me poursuivre? Pourquoi moi tout simplement? Mais au fond il valait mieux ne pas se poser de questions. J'étais seule, perdue et la nuit était maintenant noire. Pire encore, je feuillage des arbres était si dense que la lune n'éclairait même pas. J'avançais à tâtons, sans voir où j'allais. Je sentis que la pluie commençait à tomber. J'étais tentée de m'arrêter, car mes jambes devenaient douloureuses, mais je n'en fis rien. Au moins dans cette nuit noire mes adversaires étaient aussi désavantagés que moi. Après plusieurs heures, j'aperçus enfin une maison. C'était même un manoir. Au milieu de la forêt. Tous les films d'horreurs que j'avais pu voir me firent hésiter à entrer, mais ma fatigue et ma peur eurent raisons de moi. Je poussai donc le portail grinçant et traversait le jardin. Les gargouilles m'observaient, ou peut être n'était-ce que mon imagination. Une grande porte en bois se dressait devant moi, j'attrapait la poignée pour frapper. Aucune réponse, je poussais la porte: elle était ouverte. Il faisais sombre, seul les éclairs illuminaient momentanément la pièce. Le tonnerre roulait, il y avait un orage. Je fermais la porte, puis m'avançais dans le salon. Ce devait être inhabité, car des toiles d'araignées couvraient les meubles et le plafond. Je cherchais un interrupteur, mais l'endroit devait être tellement vieux qu'il n'y en avait pas. Je n'osais pas m'assoir, il fallait d'abord que je m'assure qu'il n'y avait personne. Autant pour ma sécurité que par politesse, et également pour demander de l'aide si il y avait quelqu'un. Je montais les escaliers abimés, qui craquaient à chacun de mes pas. Un long couloir me devançait, avec au moins une dizaines de porte de chaque côté. J'ouvrais la première, le plus discrètement possible. Une vieille chambre, vide. En passant devant un miroir, je m'observais longuement. J'étais trempée, j'avais l'air bien humiliée. Mais en observant sur le côté, une deuxième silhouette se dessina sur le miroir. Derrière moi, une petite fille tenant un chaton dans les bras. Je n'osais me retourner. La petite m'observait, l'air impassible. Je ne bougeais pas, mais elle commença à s'approcher de moi, une main derrière le dos. Quand je me retournai, elle n'était plus là. Je sortis de la chambre, et vis entre les portes des tableaux que je n'avais pas remarqué. C'étaient tous des portraits, je parcourus le couloir en les observant. Cela me frappa: un des tableaux représentait la petite fille que je venais de voir. Les même tresses, la robe blanche et même ce chaton dans les bras. Et cet air dénué de sentiment. J'étais encore plus effrayée à présent. J'ouvrais une porte au hasard, une salle de bain se trouvait derrière. La baignoire était maculée de sang. J'aurai pu partir en courant. J'aurai voulu partir en courant. Mais j'étais comme paralysée. Je ne pouvais détachée mon regard du miroir au dessus du lavabo. Une fois de plus. Cette fois je ne vis rien, pas de petite fille. Pas de tableau. Je sortis de la pièce. J'avais besoin de dormir. La chambre...je ne pouvais me résoudre à y retourner. Pourtant je ne pourrais rester éveillée éternellement. J'ouvris lourdement une porte. Par chance, s'était une chambre. Le lit m'attendait. Je ne soulevais pas la couverture, me roulant simplement en boule dessus. Mes yeux clignèrent, de plus en plus longtemps. J'ouvris une dernière fois le yeux. Une silhouette m'apparue. Je les rouvrais, mais plus rien. Cela devenait presque lassant. Mais toujours aussi effrayant. Je fermais les paupières malgré tout, puis m'endormit. Il faisait jour quand je me réveillais, mais tous les volets étaient fermés. Comment? Je pensais pourtant être seule. Je tentais de les ouvrir, mais ils étaient trop vieux et trop rouillés. Une chandelle se trouvait sur la table de chevets près du lit, et une boite d'allumette presque vide à côté. Je tentai de gratter la première, mais elle se brisa. Le paquet devait être vieux et humide, et il n'en restait que deux. La deuxième refusa de s'enflammée, et la troisième se brisa à son tour. Malgré tout, je ne sais comment, elle s'alluma malgré tout. Je l'approchai de la chandelle, et la mèche prit feu. J'avançai de nouveau dans le couloir, à la lueur de ma bougie. Le plancher était bruyant. J'entendis des pas craquer derrière moi, un léger décalage par rapport aux miens. Comme si l'on me suivait. Je m'arrêtai, et entendit les bruits se stopper brusquement. Je me retournai, mais ne vis rien. Quand je tournai de nouveau la tête, la petite fille et son chaton se tenait devant moi. Elle fit un brusque sourire forcée, et murmura d'une petite voix effrayante:
- « Chaton, chaton. »
Comme une mélodie, ces mots résonnaient dans mon esprit. La bougie s'éteignit. L'enfant n'était plus là. Je voyais grâce au peu de lumière qui perçait me volet. Je posais ma chandelle dans un coin, puis continua d'avancer. Je descendis le vieil escalier, espérant secrètement qu'il cède pour mettre fin à mes souffrances. Mais il n'en fit rien, une fois en bas je pouvais à présent voir clairement. Les rideaux étaient fermés, mais presque transparents, et il n'y avait pas de volets. Je n'osais pas tirer les rideaux. On aurait pu croire que, maintenant le jour levé, je pouvais m'enfuir, mais je savais que les vieillards étaient toujours là à m'attendre. Après tout j'avais le pouvoir de les dénoncer à chaque instant, et ce n'était pas peu. Mais tant que je restais dans cette forêt, je ne pouvais rien faire. J'avais faim, mais cette vieille demeure était sans doute dépourvue de toute nourriture. Et si il y en avait elle devait être si vieille qu'il ne fallait mieux pas en manger. Je regardais mes vêtements humides, mieux valait en changer. J'avais quelques vêtements dans mon sac, puisque j'avais passé une semaine chez ma tante. J'avais lâché le sac devant la porte en entrant, je le ramassai donc et en extrait quelques vêtements. Par pure habitude et pour me donner une contenance, j'allai dans une salle de bain pour me changer. Je cherchai au rez-de-chaussée une salle pour me changer, refusant catégoriquement de retourner à l'étage. Je m'observai quelques secondes dans le vieux miroir au dessus d'un lavabo. Sans conviction, je tournai la poignée pour tenter de faire couler l'eau. A ma grande surprise, cela fonctionna. Je fus tentée de prendre un bain, mais ne préférant pas m'éterniser ici je fis une brève toilette avant de m'habiller. Je rinçais malgré tout mes cheveux, qui étaient gras d'avoir passé la nuit humides. Je sortais de la salle, toujours affamée. Je tentai d'aller m'assoir, mais déjà en chemin je m'évanouissais. Je traversai le couloir sombre, le tonnerre roulait dehors. J'avais peur, encore. Je traversai le couloir en tremblant. Je ne me souvenais pas qu'il était aussi long. J'entendis le fracas du tonnerre, et dans un éclair j'aperçus la fillette. Elle le dis encore, plus fort cette fois: « Chaton, chaton. ». Je ne comprenais pas. Sans doute une simple enfant, elle devait jouer. Mais elle dégagea sa main de derrière son dos, elle y tenait un couteau. Je retenais un cri, elle plaqua la lame contre le gorge du chaton. Cette fois, je ne pu me retenir: je hurlai. Une main se plaqua sur ma bouche, puis l'éclair qui illuminais l'enfant disparut. J'ouvrai les yeux: j'avais rêvé. Un cauchemar, plutôt. Mais quelqu'un m'empêchait bel et bien de crier. L'homme décolla doucement sa main de mon visage, puis me fit face. Je reconnus immédiatement sa silhouette; c'était celui que j'avais vu la veille, avant de m'endormir. Nous nous scrutâmes du regard en silence, tous deux aussi étonnés l'un que l'autre.
- « Je... je suis désolée. » balbutiai-je.
- « C'est moi, mais vous m'avez fais peur en hurlant.
- A vrai dire c'est vous qui m'avez fais peur...
- J'en suis désolé, mais que faites vous ici?
- Je... c'est compliqué...
- J'ai tout mon temps.
- Je me suis réfugiée car deux clochards me poursuivent. Je les ai surpris en train de bruler un cadavre, alors j'ai eu peur et je suis entrée. Et vous?
- C'est ma maison.
- Ah...
- Vous l'avez vu aussi?
- Qui?
- La petite fille.
- Oh, oui... D'ailleurs, ces tableaux...
- Cette fillette est ma petite s½ur.
- Vraiment?
- Enfin, était.
- Elle?
- A disparue.
- Disparue?
- Ecoutez, j'ai de bonnes raisons de penser que c'est son corps qui brûlait.
- Vraiment?!
- Oui...
- Mais... pourquoi?
- Ils n'en ont pas l'air comme ça, mais ce sont des tueurs en série. Toute ma famille y est passé, je suis le dernier. Je ne sors jamais pour ça. Jusque là j'interdisais à ma s½ur de sortit elle aussi, mais elle a désobéie se soir là, et ça lui a été fatal.
- Ce... ça va?
- On s'habitue.
- QUOI?!!
- Non mais je veux dire j'ai toujours été un solitaire et puis elle me soulait un peu cette gamine.
- Mais c'est ta s½ur!
- Oh ça va hein...
- Mais non ça va pas! Ta s½ur a été tué et tu n'es même pas triste!
- Déjà depuis quand tu me tutoies?
- Tu me tutoies aussi...
- Certes. Oui bah justement je suis pas triste alors te plains pas. Tu as faim?
- Euh...oui. » dis-je, forcée d'admettre que j'étais affamée.
Il se dirigea dans la cuisine pour me préparer un petit encas dont j'avais bien besoin. Il était assez beau. Grand, brun avec les cheveux ondulés au épaules, des vêtements sombres. Je me rendis compte que je ne connaissais même pas son nom.
- « Comment t'appelles tu?
- Normalement on se présente avant de demander son nom aux autres.
- Oh, je suis Ginna.
- Moi c'est Edward. » dit-il de sa voix grave.
Tandis qu'il déposait une assiette devant moi, ses yeux verts se plongèrent dans les miens.
- « Tu me parais bien jeune pour t'aventurer seule dans une forêt la nuit. 
- Je... j'ai 17 ans.
- C'est bien ce que je dis, tu es trop jeune. Que faisait tu ici?
- Je rentre de chez ma tante, j'étais en train. Je suis passé devant la forêt et j'ai été trop curieuse de savoir ce que faisait les clochards.
- Presque aussi inconsciente que ma s½ur.
- Hé! Et toi, quelle âge as-tu?
- Vingt deux ans. » déclara-t-il avant de s'assoir face à moi.
J'étais un peu déçus de l'apprendre. Je me surpris moi-même entrain de le trouver charmant, alors même que j'avais bien d'autres choses plus importantes à penser.
- « Tu ne manges pas? » lui demandais-je, voyant qu'il n'avait pas d'assiette.
- « Pas faim.
- Quand est-ce que tu m'aideras à partir d'ici?
- Tu es si pressée que ça de partir?
- Non, enfin... Ce n'est pas ça, mais mes parents m'attendent...
- Je plaisantais, bien sûr dès ce soir nous traverserons la forêt.
- Ce n'est pas dangereux de sortir le soir?
- Je pense au contraire que c'est plus prudent: je connais cette forêt par c½ur, ils seront désavantagés dans l'obscurité. » répondit-il.
Je n'étais pas très rassurée à l'idée de m'aventurer de nouveau dans cette endroit la nuit, mais je préférais faire confiance à Edward. Aussi donc le soir même nous sommes sortis de la maison en direction de la route. L'air était frais, et l'atmosphère très pesante. Je suivais Edward qui déambulait à travers les arbres comme si il y était né. Tout ce passait bien jusqu'à ce qu'il entendit un bruit de pas. Les mendiants nous avaient repérés, mais cette fois tout était différent: c'était un deux contre deux. Aussi nous nous cachâmes derrière un arbre, et quand l'un d'entre eux passa Edward le frappa au visage si fort que l'homme en tomba. L'autre, effrayé, préféra fuir. Nous pûmes finir notre chemin tranquillement. J'étais, certes, un peu triste de me séparer de lui car même si je ne le connaissais que depuis quelques heures j'avais déjà envie de faire plus ample connaissance.
- « Bon, nous voila arrivés. Ton cauchemar est terminé.
- Merci beaucoup de m'avoir aidé.
- De rien.
- Comment puis-je te remercier?
- Tu n'en as pas besoin, mais si tu y tiens vraiment repasse me voir à l'occasion. Je me sens bien seul dans ce manoir tu sais. Tu n'auras qu'à passer par l'arrière plutôt que de traverser la forêt.
- Je n'y manquerai pas. »
J'étais flattée qu'il m'incite à revenir, aussi nous nous dîmes au revoir et nos chemins se séparèrent. Je revins quelques semaines plus tard, mais quand je frappais à la porte personne ne répondit. Je fis le tour de la maison, mais je ne vis pas Edward. Intriguée, je demandais à ses voisins d'en face si ils savaient où il était. Ils m'apprirent que le soir de notre rencontre, Edward avait été tué en retournant chez lui.
 
Fin

Tags : histoire - one shot - maupassant - la peur

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