Fiction: Métamorphose, chapitre 7

Likez ou commentez si vous voulez la suite svp :)
Métamorphose
Dimanche 18 septembre
Je me suis réveillée vers 10 heures et demi. Aaron me regardait, à côté de moi sur mon lit. Il m'a prit dans ses bras, j'ai sentis son torse chaud contre mes épaules. Il était en caleçon, moi en sous vêtements... C'était la première fois que je n'étais pas gênée de me montrer à quelqu'un, toute entière et sans tabou. On s'est levé, on a déjeuné puis on s'est habillé. Après avoir passé un peu de temps tous les deux, il est venu l'heure pour Aaron de rentré chez lui. Je l'ai raccompagné jusqu'à la porte, mais mon père se trouvais dans la deuxième maison. Il m'a laissé lui dire au revoir sans broncher.
- « A demain, Hebi.
- A demain.
- Tu me manques déjà.
- A ce point?
- Oui ».
Il m'a embrassé, puis je suis rentrée. Mon père me suivit du regard jusqu'à l'autre porte, puis ajouta malgré tout:
- « Tu comptes aller où comme ça, sans rien dire?
- Toujours dans mon squatte.
- Attends Hebi, tu sors de ta chambre avec un garçon et tu ne comptes même pas m'expliquer?
- Je ne vois pas ce j'ai a t'expliqué. J'ai seize ans, je suis en âge d'invité mon petit ami à la maison. Hier après midi on est rentrés ensemble, je lui ai proposé de rester et comme vous n'étiez pas la vous ne vous en êtes pas rendu compte. Est-ce de ma faute si vous êtes si inattentifs?
- Non mais tu te moques de moi! C'est encore mon droit de savoir qui se trouve dans ma propriété!
- Si tu étais venu me voir tu aurais su.
- Comme si tu aurais ouvert la porte.
- La porte n'étais pas fermée hier. Aucunes des deux.
- La n'est pas la question, c'est ton devoir de m'informer quand quelqu'un dort à la maison, surtout un garçon!
- Alors tu te plains que ton fils est gay mais quand ta fille invite des garçons c'est mal aussi.
- Tu n'as que 16 ans Hebi!
- Justement! J'ai 16 ans! Je ne suis plus une gamine, je peux quand même décidé de où et quand je veux le faire! De toutes façons, tu arrives trop tard.
- Tu veux dire que...?
- Aucun moyen de vérifier.
- Attends Hebi, j'exige que tu me dises ce qu'il s'est passé!
- Tu « exiges »?! Comme si tu pouvais me convaincre avec des mots pareils! Tu as aussi exigé Sulan s'en aille, mais je ne suis pas aussi gentille que lui: je ne t'obéirais pas! Hier encore tu disais que tu me foutrais à la porte le jour de mes 18 ans!
- Je n'étais pas sérieux, tu le sais très bien!
- Ah bon? Tu as un humour bien particulier, dis moi. Et « Maman », elle en a quelque chose à faire de tout ça? Non parce que ça fais plusieurs jours que je ne l'ai pas vu, après ça va me dire qu'elle ne s'en fou pas de moi. Vous allez foutre tous vos enfants dehors les uns après les autres, voila ce qui va arriver. Sois sûr que si ce n'est pas vous qui me virerez, je partirai de moi-même.
- Et où iras-tu?
- Chez mon frère. On a déjà tout prévu, ne t'inquiète pas. Tu n'as même pas daigner prendre sa nouvelle adresse ce jour là. Moi si.
- Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis Hebi!
- Et pourquoi pas? C'est de ta faute si on en est la après tout. Enfin, de votre faute.
- Cela fait deux ans Hebi!
- Justement, je n'ai pas vu mon frère pendant 2 ans! Sais tu ce que ça représente pour une jeune fille de perdre son frère pour ces conneries?!
- Il est temps de tourner la page! C'est mon fils, a moi aussi il me manque.
- Alors pourquoi tu l'as foutu à la porte?! Donnez moi une réponse à la fin au lieu de me sortir toujours les mêmes explications! »
Mon père ne répondant pas, je suis sortis en trombe et me suis rendus dans mon squatte. J'étais rouge, en pleure... J'ai appelé Sulan, mais au moment où il a décroché je fus incapable de parler.
- « Allô?
-...
- Allô Hebi? Ca va?
-...
- Dis... tu pleures?
- Oui...
- Pourquoi?
- Je... je crois que je ne tiendrais pas un jour de plus sans toi Sulan...
- Oh, Hebi... Tu me manques aussi, mais il faut faire avec.
- Tu n'es pas obligé d'être aussi gentil avec eux Sulan. Tu as le droit de les détester.
- Je ne peux pas, ce sont mes parents. Et puis c'est ma faute.
- Non, tu n'as rien choisis... Tu peux leur en vouloir, moi je leur en veux.
- Tu ne dois pas Hebi.
- Ca fais deux ans que je vie dans l'autre maison.
- Oh non... Tout ce que j'ai toujours redouté.
- C'est pour ça que je ne te l'ai pas dis avant.
- Je ne voulais pas causer autant de problèmes.
- Ce n'est pas toi! C'est leur faute!
- Si tu le dis...
- Arrête de t'en vouloir Sulan, nos parents sont... de mauvaises personnes. On y est pour rien.
- Ne dis pas une chose pareille Hebi, tu ne dois jamais renier tes parents.
- C'est déjà bien trop tard...
- Je pense que tu devrais te détendre... Si tu veux discuter, on se rappellera quand tu iras mieux.
- Attends, j'ai une chose à te dire!
- Quoi?
- Je... Non, ça ne dois pas s'annoncer au téléphone...
- Bien, tu me le diras un jour. Je t'aime.
- Moi aussi. »
Comme toujours, nous raccrochâmes en même temps. Je m'apprêtai à prendre une douche, quand je préférai d'abord courir un peu. J'ai donc enfilé mon jogging et un sweat, avant de partir. Mon père n'était plus dans la salle, et Kay préfère m'ignorer. Ma s½ur serait donc dotée de neurones? Après avoir joggé pendant plus d'une heure, je suis rentrée puis me suis douchée. Je me suis fais un chignon, puis j'ai enfilé un jean et un top sans manche avant de d'allumer mon ordinateur. Sulan était connecté sur Messenger, nous avons donc allumé la webcam.

- « T'es belle ma s½ur.
- Toi aussi » dis-je, en rougissant.
- « Tu as changé...
- Dans quel sens du thermes?
- Comment ça?
- Tu dis ça d'un air bizarre à mon goût.
- Hey! Je suis ton grand frère!
- Nan, sans blague?
- Sinon t'a fais quoi de ton week-end?
- Vendredi soir j'ai traîné en boite.
- Ah bon?
- Ouais, pour la première fois.
- C'était bien?
- Ouais.
- T'y es allée avec des potes?
- En fait non, ils m'ont invités et j'ai refusé à cause d'un gars qui me parait louche. Le soir je voulais sortir, et un gars de ma classe m'a proposé de m'emmener en voiture sauf que sur place on s'est rendu à la même boite que mes potes sans faire exprès... Ca s'est mal finit, enfin pour eux.
- Ah ok, c'est qui ce gars?
- Lequel?
- Celui qui t'a emmené.
- Il s'appelle Aaron, ça fait deux ans qu'on est dans la même classe.
- Super!
- Pour tout te dire on sort ensemble.
- Ah oui? C'est génial, c'est ça que tu voulais me dire tout à l'heure?
- Pas exactement.
- D'accord. Perso j'ai pas de copain en ce moment.
- T'en as eu un dernièrement?
- Plusieurs, mais bon c'est plus pour le fun. On sort en boite, on rencontre d'autres gens et puis on change... J'ai pas spécialement envie de quelque chose de stable pour l'instant.
- T'es jeune après tout.
- Ouais, et sinon t'es toujours amie avec les personnes dont tu m'avais parlé?
- Orthencia et Soka? Oui, mais le gars que je trouve bizarre, Duncan, est en train de les amadouer... Ca m'énerve, je sais qu'il cache un truc.
- On cache tous un truc » dit il, plein de nostalgie.
- « Oui... mais lui ça m'a l'air grave.
- J'espère que ce n'est que toi qui est parano.
- Hey! Moi je préfère pas!
- Haha! Je plaisante, mais bon ça serait toujours mieux que quelque chose de vraiment grave...
- Mouais.
- Bon, je vais te laisser. J'ai des courses à faire.
- C'est toi qui es de corvée de course? Ca ne m'étonne pas.
- C'est sensé vouloir dire quoi ça?
- Que t'as toujours été une boniche.
- Hey! Je te permets pas!
- Je plaisante.
- J'espère. Bon, a plus ma belle.
- A plus. Je t'adore.
- Moi aussi ».
Je me souvint de la veste que je devais laver pour Kay, puis me dis finalement qu'elle ne la méritait pas. J'ai donc finit l'après midi en regardant la télé, puis me suis douché, ai diner, et suis allée me coucher.

Tags : fiction - métamorphose - histoire

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.162.163.181) if someone makes a complaint.

Report abuse