Fiction: Métamorphose, chapitre 4

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Métamorphose

Jeudi 15 Septembre

Ce matin j'étais déjà en retard quand Orthencia m'a appelé pour me dire qu'elle ne pouvait pas venir me chercher car elle avait un contretemps. Un contretemps...COMMENT DEVAIS-JE FAIRE?! J'ai donc accourus et chercher ma mère dans le but éventuel d'obtenir une aide de sa part, mais bien évidemment celle-ci n'était nul-part. Mon père m'a donc proposé de me déposer non sans avoir l'intention d'en profiter pour « discuter ». Je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter, mais alors que je m'apprêtais à monter en voiture Ô joie! Duncan s'arrêta en voiture et ouvris la portière en me faisant signe de monter. J'ai donc planté là mon père pour grimper dans la sublime voiture de Duncan
- « Salut miss. », me lança-t-il avec un sourire.
- « Salut. Tu passes par là pour aller au lycée? Tu sais qu'il y a plus rapide...
-Non, mais je savais qu'Orthencia ne pouvait pas venir.
-Comment?
-... Un secret.
-Un secret?
-Un secret.
-On dirait ma s½ur.
-Je prends ça pour un compliment.
-Ce n'en ai pas un.
-Tant pis. Tu penses qu'on devrait aller chercher Soka?
-Ce serait mieux, le connaissant il va péter un câble si il doit marcher le petit kilomètre qui le sépare du lycée. ». Nous nous sommes donc arrêtés devant se maison puis avons rejoint le collège. Orthencia se tenait devant la grille. Aux cotés de Sally-Rose Mac Winsley.
- « Orthencia?!
-Oh, salut Hebi.
-Je peux savoir pourquoi tu es là? ». Elle m'a entrainé plus loin, avant de me dire:
- « Sa mère est passée me prendre parce qu'elle est amie avec la mienne.
-Comme ça? Genre sans raison?
-J'en sais rien.
-Et c'est ça que t'appelle un contretemps?
-Plus ou moins. Me dis pas que t'es venue en voiture avec Duncan?!
-J'ai pas eu le choix.
-Traitresse!
-Bah quoi! Tu me plantes et c'est moi la traitresse?! Qu'est-ce que tu foutais avec Sally-Rose déjà?
-Elle m'a entrainée avec elle... » Sur ces mots, je l'ai entrainée pour le coup et nous avons rejoint Duncan et Soka qui parlaient jeux vidéos, sans que Soka ne comprennent un mot de ce qu'il disait à priori. Ce qui avait l'air de bien faire rire Duncan. Ce dernier lui a bien évidemment fait une place a ses côtés, invitation qu'elle a plus ou moins poliment déclinée pour s'assoir entre moi et Soka. J'ai bien réfléchis et je ne comprends toujours pas ce qui déplais tant à Orthencia chez Duncan. Il est certes, collant mais il reste beau, gentil, attentionné, populaire... Un tant soit peu cultivé et puis surtout il s'intéresse à elle. Et quand on aime autant les mecs que Orthencia, on ne ferme pas la porte à un gars quand il n'y en a aucun autre qui vous convoite. Plutôt que de lancer le sujet, surtout que ce genre de conversation ne m'intéresse pas le moins du monde, j'ai préféré garder le calme et regarder la lune. Pleine. On la voyait encore bien, puisqu'il était tôt et qu'il ne faisait pas encore très beau. Orthencia me dit:
- « Tu regardes quoi?
-La lune.
-C'est la nuit des vampires.
-Et le moment idéal pour commencer à planter des légumes.
-Euh... ok. » dit elle, un peu surprise de ma répartie. Moi-même j'étais assez étonnée d'avoir sortis ça, ma passion pour les cycles lunaires étant rester un jardin secret jusque là. Peut après la sonnerie cassa mes douces pensées, pour me ramener en cours de maths. Nous faire commencer par math, la matière qui a le don d'endormir les trois quarts de la classe. A quoi pense t-ils? Après avoir gribouillé quelques esquisses représentant des personnages sur la lune, des vampires et autres créatures fantastiques pour éviter de m'endormir, j'ai enfin pu aller dans une matière intéressante: l'art plastique. Nous travaillions sur la galaxie, ce qui, vous vous en doutez bien, m'inspirait tout particulièrement. Tandis que mon imagination divaguait et que je laissais mon crayon glisser sur la feuille, Duncan vint a briser mes douces rêveries.
- « Hey miss, t'a pas une feuille?
- Parce que tu viens en art-plastique sans feuille?
- ... Oui non mais t'en as pas une du coup?
- Si . » Je lui tendis une feuille à dessin, il s'apprêtait à partir quand il se pencha sur mon dessin.
- « Ouah! D'où tu tires toute cette imagination?
- Je sais pas... Sans doute de mon adolescence.
- ?
- Euh, non rien... Enfin tu comprendrais pas... » Sur ce je me replongea sur ma feuille, tentant d'éviter de gaffer une fois de plus. Ce que j'avais insinuer c'était mes nombreuses nuits sans sommeil que j'avais passer et que je passais encore de temps à autre lorsque il me venait la mauvaise idée de penser à mon frère à l'heure de m'endormir. Je regardais alors à la fenêtre et m'évadait en dessinant le ciel, selon la manière dont j'aimais le voir. C'est ainsi que ma passion pour la lune est née, car je m'intéressait aux nuits idéales pour dessiner, celles où la lune éclairait le ciel de toute sa splendeur. Enfin bref, après avoir essuyé la petite larme qui s'était formée sous mon ½il, suite à cette petite phrase énigmatique que j'avais dis à Duncan et qui avait éveillé mes souvenirs, je me suis remise à bosser sévère sur mon futur chef-d'½uvre (oui bon, peut être pas). Je pleurnichais beaucoup trop à mon gout en ce moment, peut être parce que bientôt viendrait la date d'anniversaire de mon frère, et donc la date à laquelle il s'est fait expulser. Orthencia balança son sac sur la place en face de moi (les tables étant carrées, nous nous installions chacun sur un côté), puis pour imager son geste, elle me dit:
- « Duncan m'exaspère, je sais que tu n'aimes pas qu'on te dérange quand tu dessines mais je t'en supplie, aie pitié de mon âme. ». Elle mima une prière pour accompagner ces mots.
- « Pas de problème », lui répondis-je, incapable de lui refuser cette faveur. Soka s'installa à ses côtés.
- « Me laisse pas tout seul surtout.
- T'es pas tout seul, il y a Duncan » répondit Orthencia.
- « Ouais ouais, Duncan ça compte pas.
- Trop sympa.
- Hey, tu as quitté la table à cause de lui alors tu peux parler.
-... Ok, j'ai rien à dire.
- Je préfère. » Je leur fis signe de se taire, incapable de me concentrer. Le cours finit peu de temps après, il était leur de la récréation. Orthencia voulu se rendre aux toilettes, comme d'habitude. Je l'accompagnais de force, car au fond ce lieu me dégoûtais plus que tout. Après avoir enfin pu sortir de cet endroit, je pris un gel hydro alcoolique pour me désinfecter les mains, bien que n'ayant rien touché. Je suis, certes, un peu hypocondriaque. Après cela, nous avons rejoint Soka et Duncan. Celui si nous a proposé une sortie le soir même, pour se rendre au cinéma.
- « Pas question » répliqua immédiatement Orthencia.
- « Mais... ça serait sympa, non? » répondit Duncan.
- « Certainement pas, je ne veux pas aller dans une salle sombre en présence d'un certain garçon .
- Tu n'as qu'à pas t'asseoir près de moi...
- Je n'en ai pas envie.
- Et toi Hebi, tu voudrais? » me proposa-t-il, dans le but d'attirer ensuite Orthencia.
- Ca ne me branche pas spécialement...
- Allez! » tenta Soka.
- « Mes parents ne seraient jamais d'accord » ai-je répondu, pour ne pas contrarier Orthencia.
- « N'importe quoi, tout le monde sait que tu n'en as rien a faire de tes parents.
- Voyez ça avec Orthencia, moi de toutes façons je m'en fiche » ai-je conclus.
- « Orthencia? S'il te plait! » supplia Duncan.
- « Ca ne me plait pas. C'est un non, catégorique et définitif » lui répondit-elle.
Mais le soir même, elle accepta pour une raison qui m'échappa.
- « Toujours pas partante pour le cinéma » essaya Duncan.
- « Bon, après tout pourquoi pas. Mais on ne se met pas côtes à côtes, hein!
- Bien sûr. Et toi Hebi?
- Je n'en sais rien... » lui répondis-je, pas convaincue du changement brutal d'attitude de Orthencia. Ce n'est pas du tout son genre d'être aussi lunatique, normalement elle est très têtue.
- « Tu avais dis que tu suivrais Orthencia! » rappela Soka.
- « Bon... ok. » finis-je malgré tout.
Nous nous sommes donc rendus au cinéma, séparés en deux voiture. Orthencia demanda d'abord à Soka de la rejoindre dans la sienne, il était vrai que comme ce matin elle ne nous avais pas emmenés au lycée elle ne lui avait pratiquement pas parlé. Je suis donc montée avec Duncan, et j'en ai profité pour lui poser quelques questions:
- « Comment as-tu convaincue Orthencia?
- Je ne sais pas, elle a tout bonnement changé d'avis.
- Tu ne me feras pas avaler ça, ce n'est pas du tout son genre.
- Je lui ai un peu parler en cours de français, elle n'était toujours pas sûre mais là elle s'est décidée.
- Et que lui as-tu dis pour qu'elle accepte?
- Je lui ai simplement proposé de voir le dernier film avec George Clooney » finit-il.
Mais je savais que ce n'était pas ça. Orthencia adore, certes, les hommes, chose que Duncan a bien tenté. Mais il y a une chose qui lui a échappé: elle déteste les hommes trop mûrs. Autant elle aime les hommes plus vieux, mais dépassé les trente ans elle en vomirait. J'ai tout de même fait mine de le croire, le moment de mettre en doute ses paroles n'était pas encore venu. Un fois arrivés au cinéma, nous avons effectivement assisté à a projection de ce film, au grand bonheur de Soka qui adore cet acteur. Orthencia s'était assise entre moi et Soka, et Duncan de mon autre côté. Il n'avait pas tenté de gagner une place auprès d'elle, car il savait que chacun de ses gestes était compté. Après le film (qui n'était pas très bien) Duncan nous proposa de manger au restaurant. A la vue de l'acceptation instantanée de Orthencia, je savais qu'il y avait quelque chose de louche.
- « Non, merci.
- Allez Hebi, même Orthencia vient! » dit Duncan.
- « Oui mais pas moi, je suis fatiguée.
- S'il te plait! Sois cool.
- Lâche l'affaire. » ai-je dis, avant de commencer à m'éloigner. Il m'a attrapée par le poignet, pour tenter de me retenir. J'ai tirer ma main aussi sec, laissant une grosse griffure laissée par ses ongles sur ma peau pâle.
- « Aïe! » me suis-je exclamée.
- « Désolé, mais pourquoi tu ne veux pas t'amuser avec nous? » dit Duncan.
- « J'en ai pas envie!
- Comment tu vas rentrer? » demanda Orthencia.
- « J'en sais rien, je suppose que tu voudras pas me ramener alors je vais appeler mes parents. » répondis-je, avant de m'éloigner.
J'entendis encore les cris de mes amis qui essayaient de me dissuader, dont je ne pris pas compte. Du sang à commencer à couler sur mon bras, suite à la blessure laissé par Duncan. Je ne sais pas comment il avait pu me griffer à ce point, étant donner que ses ongles n'étaient pas très longs. J'avais mal, j'ai appelé ma mère qui devait dormir, puis mon père, sans réponse. Les bus ne passaient plus à cette heure, et le cinéma était à plusieurs kilomètres de chez moi. J'ai maintenue ma paume fermée sur mon poignet, puis j'ai commencé à marché. J'ai vite paniqué, j'étais en pleures. Sally-Rose est passée dans sa décapotable et, je ne sais pourquoi, elle s'est arrêtée devant moi.
- « Hebi! Qu'est-ce que tu fais la? » me dit-elle, d'un ton que je lui connaissais pas.
- « J'ai été au ciné avec mes potes, mais ils ont voulus continuer la soirée et je ne suis pas du même avis...
- Tu veux que je te dépose?
- Heum... oui, merci beaucoup. » lui répondis-je, soulagée.
Je suis donc montée sur le siège passager. Elle a du voir mon avant-bras, ce qui fait qu'elle m'a demandé:
- « Tu t'es fais mal?
- Oui, c'est rien.
- Ca a l'air de saigner beaucoup...
- C'est vrai... T'inquiète, je désinfecterai en rentrant. »
Nous sommes arrivés devant chez moi. Avant que je ne referme la portière en la remerciant, elle me dit:
- « Ne dis rien aux autres pour cette soirée s'il te plait.
- Pas de problèmes.
- Pas que j'ai honte hein, c'est juste pour ma réputation.
- Merci encore. »
J'ai traversé mon jardin en regardant s'éloigner sa voiture. Une fois dans mon squatte, j'ai bandé mon poignet avant de me coucher.
 

Tags : histoire - fiction - métamorphose

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